lundi 2 juillet 2012

Guimard: "voilà pourquoi Merckx n'a jamais été un monstre sacré"...

Alors qu’il publie pour la première fois son autobiographie, le « pape » du vélo depuis quarante ans évoque la figure centrale du champion belge, Eddy Merckx, dont l’incroyable palmarès ne sera sans doute jamais égalé. Et Cyrille Guimard, indissociable de l’histoire moderne du sport, n’est pas tendre avec le Cannibale ! 

«Beaucoup considèrent qu’Eddy Merckx n’est pas le plus grand vainqueur de l’histoire du cyclisme, mais le plus grand tout simplement. Son palmarès, incomparable, témoigne à lui seul de la dimension surréelle de ce coureur: cinq Tour de France, cinq Giro, une Vuelta, vingt-sept classiques (!), dont sept fois Milan-san-Remo ou cinq fois Liège-Bastogne-Liège… ajoutons trois titres ce champion du monde sur route et arrêtons-là l’incroyable énumération. Avec lui, en permanence, l’unique voisine avec l’exploit, et le Belge n’a trouvé son propre épanouissement que dans l’accroissement de son exposition permanente. Gagner. Gagner à tout prix. Gagner toujours et partout.
Cela est-il suffisant pour basculer dans la légende? Que les choses soient claires: je ne porte pas sur Merckx le même regard que sur Jacques Anquetil par exemple. Pour une raison simple: Merckx n’était pas – et n’est toujours pas – un homme charismatique. Il est à mes yeux l’un des quatre ou cinq plus grands champions du XXe siècle, bien sûr. Et il possède le plus incroyable palmarès du cyclisme – et peut-être de tous les sports d’ailleurs… Mais en l’espèce, le palmarès ne fait pas tout. (…)
Du fait de son seul palmarès, Eddy Merckx était-il un monstre sacré? Non. Etait-il un pur génie sur un vélo? Non. Ne voyez dans ces propos aucune brutalité déplacée. Je n’évoque là que mon ressenti, mon sentiment intime. D’ailleurs, j’aime poser à son sujet une question simple mais évidente : Merckx était-il le plus doué sur un vélo? Ma réponse est catégorique: non. Et si je ne m’en tiens qu’aux coureurs que j’ai côtoyés de près, donc dans le cyclisme contemporain, j’en vois au moins deux qui disposaient de qualités supérieures à celles de Merckx : Anquetil et Hinault. Il n’y a aucun doute là-dessus. Cette curieuse machine qu’est le vélo reste – à mon sens – un instrument d’exactitude mentale. Les premières impressions sont souvent les bonnes et j’ai rarement été démenti dans toute ma carrière de directeur sportif. (…) Et c’est cette expérience qui me permet de dire que Merckx n’a jamais eu le même rayonnement qu’Anquetil. Plus significatif encore: Merckx n’a jamais fait rêver. Et c’est la plus cruelle des vérités…
Eddy était un vrai professionnel, un travailleur admirable, un gars qui ne lâchait rien. Un grand champion. Un vrai champion. Mais il n’a jamais allumé mon oeil ni mon imagination. Avec lui, rien ne pouvait se passer au-delà de la course cycliste. Comment aurait-on pu le transformer en acteur de cinéma? Sur le plan mythique, il ne se passait rien. Et même quand il prenait la parole, ses déclarations restaient à l’écume de la course. Toujours monolithique, monocorde, pour ne pas dire conventionnel. Si j’osais – mais je ne veux pas donner l’impression d’en rajouter – je dirais que Merckx n’a jamais rien dit d’autre que des banalités: «j’étais fort», «j’étais moyen», «je suis content de ma victoire», «je remercie mon équipe», etc. (…) Merckx? Ni une star. Ni une icône. Il n’a jamais été habité par ce petit quelque-chose qui emmène les foules – et même les intellectuels, les écrivains, les artistes – dans un autre monde. Un monde à la fois merveilleux et poétique, romantique.Rien du romantique, rien du poète.
Plus incroyable, il n’a jamais donné l’impression du moindre relâchement: il courait le Tour, le Giro, le Midi Libre ou la plus petite des kermesses de la même manière… Ce côté métronome dans le cannibalisme, mécaniquement froid, avait de quoi fasciner. (…) Le mystère Eddy Merckx trouve son surnom: le Cannibale. Mais le grand champion est-il forcément celui qui veut tout prendre? Lui, il donnait l’impression sur chaque course de jouer sa vie. Il lui arrivait même d’aller chercher la victoire contre ses propres équipiers. Le Belge n’aimait pas tellement Coubertin: participer ne lui suffisait pas. Il était le plus fort, alors il gagnait, un point c’est tout. Moi qui aime la logique de la compétition, c’est-à-dire de gagner, je devrais me réjouir. Mais je ne sais pas pourquoi, avec Merckx, ma logique philosophique m’empêche de m’enthousiasmer aveuglément… Car la logique sportive ne fabrique pas des héros. A partir de quand Anquetil et Fignon sont-ils devenus populaires? Lorsqu’ils ont commencé à perdre. Dépasser un certain stade, quand on veut être aimé, ce n’est plus le nombre de victoires ou la qualité des victoires qui comptent, ce sont les émotions qui s’y rattachent et, aussi, la façon dont le scénario sera écrit et la part qu’on y prendra.
Personne n’était véritablement fan de Merckx. Sauf en Belgique et c’est logique. Quand il a été terrassé par Bernard Thévenet en 1975, il n’a déclenché aucun mouvement de sympathie spontané, contrairement à ce qui se produisit avec Anquetil ou Fignon. Les échecs peuvent nous grandir, nous rendre populaires et humains. Pas Eddy Merckx.»

Extraits de « Dans les secrets du Tour de France », de Cyrille Guimard,
en collaboration avec Jean-Emmanuel Ducoin, éditions Grasset.

39 commentaires:

Anonyme a dit…

Au fond, Merckx est le Marx du sport vélocipédique: la logique philosophique nous interdit de nous enthousiasmer aveuglément pour lui! Les Thévenet, Anquetil, Fignon, Poulidor sont tout juste, en comparaison, des Proudhon voués aux railleries et aux quolibobets de la gente cycliste!

Anonyme a dit…

"Comment aurait-on pu le transformer en acteur de cinéma?"

Critère étrange. Pour quelques sportifs "transformables" (Ayrton Senna, Carl Lewis), beaucoup de ceux qui m'ont fait vibrer échoueraient à ce test: Pelé, Prost, Sampras...

Robert ANGER a dit…

Quand GUIMARD en aura gagné le dixiéme, on en reparlera.IP

Anonyme a dit…

Bruno D.

MERCKX est LE PLUS GRAND pour TRES LONGTEMPS encore, et il est depuis longtemps un exemple par son comportement humble, réservé, disponible, généreux, etc.

Merci Eddy pour tout ce que tu as donné à l'histoire du Cyclisme, pour toutes les victoires qui hélas ne font même plus rêver les pros du calendrier d'aujourd'hui, et pour ce que tu es dans la vie.

Anonyme a dit…

On peut être un introverti, à l'image de Merckx, et avoir une grande carrière cycliste. Inversement, on peut être un extraverti, à l'image de Guimard, et avoir une carrière moins brillante. Ceci dit, quand Thévenet fait la leçon, comme dit Guimard, à Eddy Merckx, en 1975, celui-ci avait un reçu, un ou deux jours plus tôt, alors qu'il était en train de gravir l'une des pentes du Tour de France, un sérieux coup de poing d'un spectateur qui n'appréciait sans doute pas la mainmise du Cannibale belge sur le Tour de France. Cela, Cyrille Guimard ne le dit pas.

Quant à la popularité, un Poulidor était mieux aimé par les Français que le grand Jaques Anquetil en personne, qui était lui aussi, et cela Guimard ne le dit pas non plus, un introverti.

Enfin, les déclarations que les grands coureurs - genre Anquetil, Hinault ou Merckx - font ou ont faites devant les caméras, n'ont jamais brillé par leur hauteur philosophique. A ceci près qu'on demande à un cycliste professionnel de faire du vélo et de gagner des courses, et pas de jouer les Chateaubriand.

A cet égard, le seul coureur ayant su épater la galerie par un verbe fleuri a été Laurent Fignon.

A part çà, être doué sur un vélo, ça veut dire quoi? Faire de l'équilibrisme et jouer les funambules sur les pavés de Paris-Roubaix? Mouliner plus vite que les autres grâce à un matériel hors normes (s'agissant notamment du dérailleur), comme ce fut le cas de Cancellara au Tour des Flandes 2010 ? Mieux se piquer que les autres? Ou se piquer sans être pris?

Au delà de la constitution naturelle des individus, il n'y a que les kilomètres parcourus à l'entraînement qui comptent, en montagne comme en plaine, sur la piste comme sur la route. Le reste n'est que bavardage de salon.

Et si un Eddy Merckx était peut-être moins talentueux que les autres grands champions d'exception (ce qui n'est pas prouvé), on ne gagne pas plus de 500 courses professionelles sans une volonté farouche, animée par un fort tempérament ou un fort caractère.

Ainsi, quand le grand Eddy, alors qu'il était âgé - sauf erreur - de 23-24 ans, prit huit minutes à tout le gratin italien dans une étape des Dolomites (avec arrivée aux trois cimes du Lavaredo) avant de prendre le maillot rose du Tour d'Italie, et ce sous la neige et par une température de trois-
quatre degrés qui congelait tous les coureurs, si cela n'était pas du panache de sa part, digne des plus grandes envolées alpestres, et autres, chères à Fausto Coppi, c'était quoi!

Chaque époque a eu les héros qu'il mérite, qu'il s'agisse de Coppi, Bartali, Bobet, Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain, et tous les autres. Même si tous ont eu beson de la gonflette (la fameuse Bomba chère à Coppi) pour accomplir leurs exploits - étant entendu que l'homo sapien capable de monter le Tourmalet à 30 km/h de moyenne sans produit dopant n'est pas encore né.

A bon entendeur salut!

clgz11

clgz a dit…

On peut être un introverti, à l'image de Merckx, et avoir une grande carrière cycliste. Inversement, on peut être un extraverti, à l'image de Guimard, et avoir une carrière moins brillante. Ceci dit, quand Thévenet fait la leçon, comme dit Guimard, à Eddy Merckx, en 1975, celui-ci avait un reçu, un ou deux jours plus tôt, alors qu'il était en train de gravir l'une des pentes du Tour de France, un sérieux coup de poing d'un spectateur qui n'appréciait sans doute pas la mainmise du Cannibale belge sur le Tour de France. Cela, Cyrille Guimard ne le dit pas.

Quant à la popularité, un Poulidor était mieux aimé par les Français que le grand Jaques Anquetil en personne, qui était lui aussi, et cela Guimard ne le dit pas non plus, un introverti.

Enfin, les déclarations que les grands coureurs - genre Anquetil, Hinault ou Merckx - font ou ont faites devant les caméras, n'ont jamais brillé par leur hauteur philosophique. A ceci près qu'on demande à un cycliste professionnel de faire du vélo et de gagner des courses, et pas de jouer les Chateaubriand.

A cet égard, le seul coureur ayant su épater la galerie par un verbe fleuri a été Laurent Fignon.

A part çà, être doué sur un vélo, ça veut dire quoi? Faire de l'équilibrisme et jouer les funambules sur les pavés de Paris-Roubaix? Mouliner plus vite que les autres grâce à un matériel hors normes (s'agissant notamment du dérailleur), comme ce fut le cas de Cancellara au Tour des Flandes 2010 ? Mieux se piquer que les autres? Ou se piquer sans être pris?

Au delà de la constitution naturelle des individus, il n'y a que les kilomètres parcourus à l'entraînement qui comptent, en montagne comme en plaine, sur la piste comme sur la route. Le reste n'est que bavardage de salon.

Et si un Eddy Merckx était peut-être moins talentueux que les autres grands champions d'exception (ce qui n'est pas prouvé), on ne gagne pas plus de 500 courses professionelles sans une volonté farouche, animée par un fort tempérament ou un fort caractère.

Ainsi, quand le grand Eddy, alors qu'il était âgé - sauf erreur - de 23-24 ans, prit huit minutes à tout le gratin italien dans une étape des Dolomites (avec arrivée aux trois cimes du Lavaredo) avant de prendre le maillot rose du Tour d'Italie, et ce sous la neige et par une température de trois-
quatre degrés qui congelait tous les coureurs, si cela n'était pas du panache de sa part, digne des plus grandes envolées alpestres, et autres, chères à Fausto Coppi, c'était quoi!

Chaque époque a eu les héros qu'il mérite, qu'il s'agisse de Coppi, Bartali, Bobet, Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain, et tous les autres. Même si tous ont eu beson de la gonflette (la fameuse Bomba chère à Coppi) pour accomplir leurs exploits - étant entendu que l'homo sapien capable de monter le Tourmalet à 30 km/h de moyenne sans produit dopant n'est pas encore né.

A bon entendeur salut!

clgz11

Anonyme a dit…

En tous les cas, moi, je viens de lire le livre de Guimard (écrit par Ducoin) et franchement, c'est un petit bijou !!! A lire absolument croyez moi.

Anonyme a dit…

En 1971, j'avais 8 ans et j'étais en colonie chez mon oncle à Samoêns (74). A l'heure de la sieste, les moniteurs écoutaient le tour de France et eddy Merck a été le sportif qui m'a fait rêvé ... Fignon n'est pas tendre avec vous non plus.
Emmanuel (69100)

Anonyme a dit…

Venant de Guimard rien ne me surprends, selon ces dires ceux qui ont courus pour lui sont des légendes, les autres sont de la merde... Les timides comme Merckx sont rarement charismatiques, mais Eddy s'exprimait par la puissance de son coup de pédale, sa force physique et son instinct dans la course! On ne pourra jamais comparé entre eux les grands champions de chaque époque, mais si on aurait pu le faire... je suis sûr que Merckx aurait terminé 1er.

Quentin Foucault a dit…

Mr Guimard,

Vous n'avez pas un quart du palmarès à Merckx. Votre style sur un vélo était moins académique que celui de Merckx. Vos deux champions (Anquetil et Hinault) le sont bien entendu mais n'ont pas le palmarès à Merckx et surtout sont français. Vous êtes connu pour votre chauvinisme à toute épreuve. De plus, Hinault n'a-t-il pas était un de vos protégés ? Je terminerais en disant: "Bizarre que vous ne vous désignez pas comme le plus grand coureur de tous les temps."

Anonyme a dit…

La critique est facile, l'art est difficile.
Guimard en est le parfait exemple et l'a largement prouvé par sa carrière face à Merckx.
Jalousie quand tu nous tiens...

Anonyme a dit…

Hé oui Guimard, t'as pas eu de chance : t'es tombé en plein dans l'ère du plus grand de tous les temps...

6 participations à un grand Tour (1 Top10, 3 abandons...) et 9 étapes au palmarès, 1 Midi Libre, Champion de France de vitesse et de cross, Plouay et Gènes-Nice, 1 tour de l'Oise, VOILA l'essentiel de TON PALMARES...
Ne sois pas aigri !

Bruno D.

mouna saint martin a dit…

Guimard tu n a toujours pas digéré apparement l incontestable superiorité du plus grand des plus grands coureurs de tout les temps.Eddy a tout gagné et surtout plusieurs fois. j admire Anquetil et Hinault mais leur 2 palmares réunis ne suffisent pas a egaler celui d un seul homme le grand eddy.tu ne digeres surtout pas cette année ou merckx remporte tous les maillots du tour de France et surtout le vert qu' il ta raflé a quelques jours de l arrivée a paris! si tu savais le pied que je prend a rouler sur un velo sorti de son usine avec marqué partout eddy Merckx!! j e n'envisage pas une seconde de rouler sur un Guimard s il en existait seulement un

Anonyme a dit…

Monsieur Guimard,
Pour en arriver à proférer un tel ramassis d'âneries au sujet de ce champion admirable que fut Eddy Merckx, c'est que vous devez avoir, me semble-t-il, un fameux problème d'agressivité, de jalousie, de mesquinerie, de petitesse, et de chauvinisme effréné !! Voyez plutôt un psychiatre, pour essayer d'améliorer votre névrose !!

Anonyme a dit…

Monsieur Guimard, vous êtes vraiment petit !!

Anonyme a dit…

monsieur Guimard vous parlé de Anquetil Fignon (dopé) les deux et quand on voit certains coureurs que vous avez entrainés Gaumont et d'autre on devrai se faire petit

Anonyme a dit…

Eddy Merckx a fait révé des générations de personnes.
C'était une Star à son époque.
Il était dans l'actualité pratiquement toute l'année.
Lorsqu'il est battu , l'info passait aux 20 heures de la premiere chaine francaise.
C'est par le nom et la pêrsonnalité d'Eddy Merckx que le cyclisme s'est internationalisé.
Allez au Quatar et demandez qui est Eddy Merckx, et demandez qui estBernard Hinault ou Jacques Anquetil.
Le mon de entier connait Eddy Merckx et l'associe automatiquement au vélo alors que les autres sont déja oubliés au niveau international.

Anonyme a dit…

Je reviens au sujet du champion Eddy Merckx, il dépasse tous les autres champions de sa discipline de par son palmarès bien sur mais aussi et surtout de par la défaite.
La défaite du tour de france 1975 l' a grandit aux yeux de tous.
Un grand champion trouve toujours un grand adversaire à sa mesure et il en a rencontré des grands !
Contrairement à Anquetil, Hinault, Indurain ou même Armstrong...

Monidol a dit…

En effet les français ont toujours eu du mal à reconnaître Merckx comme le plus grand champion et encore aujourd'hui!!
Merckx à lui seul vaut tous les champions français reunis.
Guimard vous avez 94 victoires à votre maigre palmarès contre 525 pour Meeckx ....Arrêter de vous permettre de juger le plus grand !!
Rester à viotre place de cycliste de seconde zone et je vous contrdirai encore, en vous disant que Meeckx m'a fait rêver, il a fait rêver un pays et il restera mon idole
Par contre vous n'avez fait rêver que vous même...

Anonyme a dit…

j'ai lu pas mal de commentaires , mais quant je vois l'agressivité de certaines personnes , je pense que des fois , il vaudrais mieux rien dire plutôt que dénigré les autres , une chose est sure , EDDY MERCX est et restera certainement le plus grand champion cycliste de tous les temps et c'est incontestable .
mais ce n'est pas pour ça , qu'il faut dévaloriser les palmarès des autres coureurs et dire qu'ils n'avaient pas des adversaire de taille chacun a marqué son histoire a sa façon avec tous des adversaire de légende qui de surcroi valorise leurs exploit

Anonyme a dit…

oui un champion mais dopé, chargé comme les autres ...alors relativisons ...

mouna saint martin a dit…

tellement facile ce genre de commentaires infondés

Anonyme a dit…

En tant que directeur sportif, Guimard a bien un palmarès plus grand que Merckx (7 tours de France), et pour moi cela suffit à voir en lui un regard assez légitime pour comparer Hinault et Merckx...
Au dela du fait que l'argument du palarès ne soit pas vraiment valable (Hinault a couru moins de courses que Merckx d'ailleurs si je ne m'abuse), je ne suis pas sûr que tous les commentaires de ce forum soient issus de personnes ayant vécu la période Merckx et Hinault de près (je parle bien ayant la maturité pour les comparer, sinon je peux faire de Voeckler le meilleur coureur de tous les temps juste parce qu'il m'a fait vibrer).
Merckx meilleur qu'Hinault ou l'inverse, je n'ai pas d'avis sur la question, si ce n'est que Guimard aura dans tous les cas plus raison que vous de par sa légitimité, et que je préfère plutôt le croire lui qu'ue dizaine d'anonymes sur un forum l'insultant tout en énonçant l'argument du dopage, assez ridicule d'ailleurs.
Son livre est excellent, vous devriez peut-être y jeter un oeil.

barthe jc a dit…

Si l'on suit le raisonnement de Guimard, on pourrait être tenté de dire qu'il doit avoir la même analyse sur Froome.

andre Nino a dit…

Mervkx a le plus beau palmarès de tous les temps mais Guimard a raison, il n'a aucun charisme.Je l'ai vu dans un modeste critérium en 1970 (Varilhes) rouler a fond pour le gagner avec 1' d'avance comme s'il courrait une classique.

andre Nino a dit…

Mervkx a le plus beau palmarès de tous les temps mais Guimard a raison, il n'a aucun charisme.Je l'ai vu dans un modeste critérium en 1970 (Varilhes) rouler a fond pour le gagner avec 1' d'avance comme s'il courrait une classique.

Anonyme a dit…

j'ai aimé Guimard, Ocana, Merkx, Gimondi, De Vlaéminck.. Dire que Merckx n'a pas fait rêver ! Les 6 premiers mois de l'année 1975 sont un chef d'oeuvre ! Il fut la pierre angulaire des exploits réalisés par ses adversaires. Nous nous souvenons du "Ocana du tdf 1971" du "Thévenet du tdf 1975" du "Gimondi du mondial de 1973", du "Guimard du tdf de 1972" et du "DeVlaéminck du Paris Roubaix de 1975" parce que Merckx y fut battu !
C'est peu dire comme Merckx a fait rêver !

Anonyme a dit…

Juste à repenser au record de l'heure de Mexico en 1972. Le Miroir du cyclisme avait titré : MERCKX - MEXICO - MERVEILLEUX- Et c'était fabuleux en effet !

fanfan a dit…

Commentaires amers de Guimard ; nul doute qu'il doit sa notoriété pour avoir défié (le mot est trop fort) et défait Merckx lors de deux arrivées en col lors du TdF 1972. Ce fait d'armes a certainement contribué, en partie, au fait qu'il devienne par la suite directeur sportif.
Pour en revenir au "panache" de Merckx le Giro 1974 est symptomatique de la manière qu'il avait de courir (lutte acharnée contre Fuente, avec Gimondi et Baronchelli en attente dans sa roue). C'est certainement ses capacités hors normes qui le conduisait a courir en usant les adversaires. S'il avait été un peu moins fort nul doute qu'il aurait usé d'une autre stratégie, et préparé sa saison par objectifs ou par pic de forme. A. Magne disait que Merckx "tirait" des chèque sur l'avenir (en courant toute l'année comme il le faisait), et il avait raison!
Pour ma part, j'applaudissais à chaque défaite de Merckx, mais également à chacune de ses victoires.
La comparaison entre Hinault et Merckx n'a pas de sens (puisqu'ils ne se sont jamais réellement confrontés). Cependant si nous jetons un regard sur leurs seconds, nous nous apercevons que Hinault battait les adversaires de Merckx sur le Tour (Van Impe, Zoétemelk, Agostinho) et De Vlaéminck sur Paris Roubaix. D'une manière générale, les adversaires de Merckx se sont forgés de beaux palmarés, ce qui est moins vrai pour ce de Hinault.
Voilà, Monsieur Guimard.. J'ai aimé vous voir courir, srpinter et defié Merckx. Bravo pour ce que vous avez apporté au cyclisme.

Le Belge a dit…

GUIMARD est un raté du cyclisme et ça personne ne dira le contraire, blablabla, sans rien dans la cervelle....
Que connait il de la personnalité d’Eddy Merckx ? Qu’il en prenne de la graine de rester humble dans la victoire ainsi que respectueux dans la défaite.
GUIMARD était un bon sprinter, rien d’autre..presqu’un coureur banale en fait...
Alors qu’il ferme sa grande g......de prétentieux. Hinault à été un bon coureur de tours qui n’a rien fait d’autres ainsi que les Indurain et autres Froom etc..., jamais de classiques ou très peu.
MERCKX est et restera LE PLUS GRAND COUREUR CYCLISTE de TOUS LES TEMPS C’EST INDENIABLE...
que ça vous emmerde monsieur GUIMARD, on s’en fou complètement

Anonyme a dit…

A en lire certains on croirait que Merckx est un proche...
Que dire de lui? En regardant certaines interview et certains commentaires qu'il fait sur les courses, il est plutôt imbu de lui-même (cf: "ça ne me fait aucun effet" "Mes 34 victoires ont beaucoup plus de valeur, il peut en gagner 50 si il veut ça ne changera rien" quand on lui a parlé des 30 victoires du Cav...): après c'est le cas de pas mal de champions donc on ne va pas se baser là-dessus pour fonder une réflexion!
De fait il n'a jamais été un super-grimpeur: trop lourd (quoique Faber était un magnifique grimpeur et faisait 1m78 pour 91kg) (et séquelles de blessures)! C'était un très bon rouleur et avait une vraie rage de vaincre! Après il est arrivé assez "tard" dans l'histoire de ce sport et après des coureurs de légende: il a décidé de se surpasser pour vaincre leurs palmarès! De telle sorte, Hinault a tenté après de battre Merckx: peine perdue, c'était trop haut à viser...
Sur le palmarès, Merckx semble seul, ou presque (Hinault n'est pas loin)! Mais gare! Rappelons qu'Anquetil ne courait que pour gagner de l'argent et de fait ne voulait pas faire les classiques qu'il considérait comme loteries: nombreuses classiques lui manquent du coup dans son palmarès! Et les DEUX cracks italiens Bartali et Coppi ont eux vu leur carrière tronçonnée par la guerre: en voyant leur supra-domination après guerre, on peut aisément dire qu'ils se seraient partagé au moins 5 des 8 Tours qu'ils n'ont pu disputer (40 à 47! 47 car les italiens n'étaient pas sur le Tour)! Ce qui rend les deux coureurs faciles à 4/5 Tours chacun minimum (et on ne compte plus les Giros (la Vuelta n'existant que très sporadiquement à l'époque))... Autant dire que Merckx était battu!
Si on peut dire que Gino le Pieux n'était pas un formidable rouleur, Coppi était un maître de l'exercice!
En plus d'avoir révolutionné le cyclisme, c'était le meilleur coureur jamais vu et ses envolées (comme celles de Gino) font de lui le coureur le plus mythique de ce sport!
Bref, comment départager tout cela? Je dirai bien Coppi, puis Anquetil et après Merckx (ou Gino; peut-être Gino car c'était un Vrai!)!!
Pour le spécialistissime Goddet (directeur du Tour pendant X années et fondateur de l'Equipe), c'est du vite vu: « Le numéro un dans les résultats, c'est Eddy Merckx. Il y a pour moi quelqu'un qui est au-dessus de ce numéro un, c'est Fausto Coppi, parce qu'il s'est manifesté dans des conditions qui atteignaient le divin, le surhomme, par sa morphologie, par sa nature physique. »
A bon entendeur :)

Marc Bertin a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Marc Bertin a dit…

Je ne suis pas un spécialiste du cyclisme, mais ce type de polémique stérile détruit les souvenirs des champions que nous avons aimé.

Une chose dont j'ai le souvenir, est que cet homme, Eddy Merckx, dont on sépare comme les pelures d'une orange: capacités physique, mental, technique, médiatique dans cette tribune à titre comparatif, est, qu'à la fin d'un tour de France (peut-être 1972 corrigez moi n'etant pas spécialiste je le répète), il a donné le maillot vert revenant au vainqueur du tour à Cyrille Guimard qui avait abandonné.
Voici ce dont je me souviens... Un geste !

De plus penchons nous sur ce qui nous lie aux champions: l'émotion qu'ils nous procurent. De quoi nous souvenons-nous des titres? Non, ils ne sont qu'incidences du vécu.. Nous nous souvenons de ce qui se.structure en rêve, en mémoire stockée durablement, L'action, le mouvement, les parcelles de vie auxquelles nous avons assisté:
Mr Guimard coiffant Merckx sur la ligue d'arrivée d'une étape, un démarrage de Bernard Thevenet dans un col, le magnifique coup de pédale de Fausto Coppi. Pas des lignes d'un tableur avec ses statistiques en regard. Encore moins le comportemental hors compétition.
Ne brisez pas le moteur du rêve par des polémiques comptable et comparatives.
Marc B.

Anonyme a dit…

De toutes façons il y a de nombreux cyclistes dans le Gotha, différents entre eux par le style!
Binda, Bartali et Coppi: la classe pure, les rois de la montagne.
Merckx et Hinault: la forme brute, la hargne et bien sûr le talent!
Anquetil et Indurain: le froid réalisme, l'incroyable calcul!
Et parmi d'autres coureurs mythiques: Faber, Lapize, Girardengo, Guerra, Koblet, Bobet, Gaul, Bahamontes, Ocaña, Fignon, Schleck, Nibali et Contador!
In fine: Desgranges (mort en 40) pensait Binda le plus grand, Goddet pensait Coppi! Juste analyse! Mais le plus grand n'est pas le plus important! Le plus important, c'est celui auquel on s'identifie!
Comparer les coureurs reste le jeu psychologique le plus ardent et passionnant! Personne n'a la réponse! Juste des pistes! Ce n'est pas si inintéressant!
Ce qui compte aussi en effet: le rêve! Comparer ces coureurs participe à cela faut pas l'oublier! Ça le stimule plus que ça ne le détruit!
Le panache est à la base du rêve! Schleck restera dans les esprits juste pour son envolée mythique dans l'Izoard, avec arrivée au Galibier! Il serait resté dans un relatif anonymat sans cette attaque! À part Nibali (qui respecte le cyclisme en se forgeant un palmarès complet) et Contador (qui est aussi dans cette optique, sans Classique), le cyclisme actuel manque cruellement de coureurs à panache au-dessus du lot (Aru et Pinot sont encore faibles aujourd'hui pour être vainqueur du Tour)!! Froome ne fait pas rêver le monde hormis les cyclix et les Grands-Bretons, dans la lignée d'un Wiggins... Il ne respecte pas non plus le cyclisme, en se concentrant uniquement sur le Tour. À quand un nouveau Merckx ou Hinault, dernier du nom, capable de gagner aussi bien Paris-Roubaix que les trois Grands Tours?

Anonyme a dit…

AUGUSTIN : Monsieur Eddy, je dis bien Monsieur, Eddy Merckx a bercé ma jeunesse, je l'ai aimé, je l'ai admiré. A lire quelques soit disant spécialistes du cyclisme Merckx n'aurait été qu'un banal coureur. Messieurs un peu de respect pour celui qui avait toujours la volonté de se battre, de gagner et pour celui qui a cumulé tant et tant de victoires sans se conscacrer qu'á quelques courses et au tour de France. L'être humain cherche á se mettre en avant en expliquant cela et le reste ..... Reconnaissez tous qu'avec ses défauts et surtout ses nombreuses qualités Eddy Merckx a été, est toujours et sera demain le plus grand coureur cycliste de l'histoire. On peut aussi aborder le dopage, il existait, il existe encore et que les petites "vierges" comme Hinault arrêtent de nous fait croire qu'ils tournaient á l'eau claire.
Vive Eddy Merckx

dubuc belgium a dit…

Vu cesoir sur TV5 mondeune emission consacrée à Eddy Merckx
Comment peu t'on avoit le culot et surtout l'imbécilite de nier l'a supériorité exceptionnelle d'un telcoureur
Certes il est tragique de voir la tête abrutie d'un Ocana ne rêvant que de battre son Maître !
Pour cela, il aurait fallu savoir descendre les cols fond de train sur des routes de montagnes détrempées.....
Merckx savait aussu qu'en allant en France, il prenait de gros risques. .....on voit dans cette emission la face haineuse
D'une bonne française dire "il est d'ja passé el salopard".........Quelle niveau de bêtise, de méchanceté
vous, , francais, boulet de l'europe, n'ayant jamais digéré la debacle de Napoléon et la plus honteuse encore deroute de 1940, il faudrait vous soigner
Je suis à 200 kms de Paris mais il ne me vient jamais à l'idée d'y aller, alors q ue 4 ou5 fois par an, je vais chez mes amis anglais ou l'on sait ce que le fair play signifie

Tietie007 a dit…

En 1975, j'étais en colonie de vacances à Châtel, et nous avions eu la chance de voir le contre-la-montre Morzine-Châtel car la colonie se trouvait au bord du parcours. Lointain et impressionnant souvenir ! Pour moi, mon héros fut Hinault, car je me rappelle peu de Merckx et j'étais trop grand pour idolâtrer un autre coureur que le Blaireau, après 1985.

Anonyme a dit…

Je me souviens que Merckx avait offert son maillot vert à Cyrille Guimard à la fin du tour
puisque Guimard avait été obligé d'abandonner.
Gratitude./..

Anonyme a dit…

Augustin ou pas, personne ne considère Merckx comme un coureur banal. Maintenant ce n'est pas parce qu'il vous a fait rêver et qu'il a le plus grand palmarès de l'histoire que ça en fait forcément le plus grand coureur. Respectez les autres et surtout Coppi; rage de vaincre ou pas Merckx n'a jamais eu ni son talent ni sa grâce en montagne, et les deux étaient équivalents en chrono. Répétons que sans la guerre ce serait lui le plus grand palmarès, mais on ne peut malheureusement pas réécrire l'histoire, surtout celle là. Respectez tous les coureurs, merci.